Franchir le seuil du cabinet d’un ostéopathe pour la première fois peut être source de questions : quel est le déroulement de la séance ? Ce rendez-vous ressemble-t-il à une consultation médicale ? Même si la pratique de cette thérapie peut évoluer légèrement d’un ostéopathe à l’autre, plusieurs étapes se succèdent au cours d’une telle séance.

L’anamnèse, une prise de contact utile

Cet interrogatoire constitue le premier stade de la visite chez l’ostéopathe. A vrai dire, dès l’entrée du patient dans son cabinet, le praticien perçoit des indices liés à sa façon de se déplacer ou de s’asseoir. Il le questionne ensuite pour connaître le problème qui l’amène à consulter et lui demande des précisions. L’ostéopathe a besoin de savoir où se situe le trouble, quand il se manifeste et s’il est récurrent. Il cherche aussi via cet échange à définir ce qui soulage ou aggrave les douleurs du patient et si ce dernier a des antécédents familiaux ou s’il a subi des chocs physiques ou psychiques.

Un examen clinique minutieux

A la fin de son anamnèse, le patient se met en sous-vêtements pour être observé par le praticien. Selon les troubles signalés, ce dernier peut par exemple détailler la colonne lombaire de la personne pour déceler un éventuel décalage. Le patient doit effectuer différents mouvements, entre autres se pencher, se cambrer afin que l’ostéopathe évalue les déficiences et la potentielle aggravation des douleurs signalées auparavant. Il pratique également des tests spécifiques là où se situe le problème. Le thérapeute vérifie aussi le fonctionnement du MRP : l’équilibre crâne-sacrum et d’éventuelles adhérences au niveau des lombaires. Il contrôle enfin qu’aucune pathologie sous-jacente relevant de la médecine n’affecte son patient, auquel cas il le réoriente vers qui de droit.

Un traitement personnalisé et efficace

Suite aux informations qu’il a collectées, l’ostéopathe connaît les zones du corps à traiter. Les pertes de mobilité du patient vont être prises en compte dans un certain ordre, en fonction des antécédents du patient et de l’intensité de ses troubles. L’ostéopathe explique sa démarche à la personne qu’il va traiter. Celle-ci est allongée sur la table utilisée en ostéopathie, sur le ventre, le dos ou bien le côté selon les techniques choisies pour la soigner. Cette position « hors sol » peut cependant retarder les effets bénéfiques des soins qui sont réels toutefois. L’organisme a juste besoin de reprendre son fonctionnement quotidien pour que des effets positifs soient ressentis par le patient.

Une conclusion attentive et bienfaisante

A l’issue du rendez-vous qui dure de 30 minutes à une heure, le praticien contrôle les résultats cliniques des soins qu’il vient de prodiguer. Il arrive parfois qu’il fasse ces vérifications pendant les manipulations. Le corps étant un « tout », l’une de ses zones peut influer sur une autre : si le soin d’une partie déclenche le relâchement d’une autre, l’ostéopathe peut reconsidérer l’opportunité de la traiter. Pour évaluer ses résultats, le thérapeute demande éventuellement à la personne de refaire les mouvements du début. L’absence d’amélioration n’est pas forcément mauvais signe car le corps met en général 72 heures à réagir aux soins pratiqués en ostéopathie.

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