Si, lorsque vous entendez les termes « syndrome de l’essuie-glace », vous pensez immédiatement à votre voiture, sachez que cela n’a rien à voir avec le domaine automobile. En effet, cette pathologie concerne essentiellement les coureurs à pied. Elle peut cependant être efficacement soulagée en prenant rendez-vous avec un ostéopathe.

Un peu d’anatomie pour comprendre le syndrome de l’essuie-glace

Pour rappel, l’os de notre cuisse est le fémur. Le fascia lata est un muscle fin qui part de l’extrémité haute de celui-ci et qui s’étend jusqu’au tibia (l’os qui se situe sur l’avant de la jambe). À l’extrémité basse de ce muscle, on trouve un petit tendon plat et la « bosse » du fémur. Or, lorsque l’on court, on plie et déplie alternativement les genoux. Cela crée à chaque fois un frottement du tendon fascia lata sur la partie arrondie du fémur. Or, si ces frictions sont trop importantes et fréquentes, cela peut déclencher, à terme, un syndrome de l’essuie-glace, appelé ainsi, car ces mouvements alternatifs rappellent ceux d’un essuie-glace sur un pare-brise.

Comment reconnaît-on le syndrome de l’essuie-glace ?

La douleur du syndrome de l’essuie-glace apparaît uniquement lorsque la personne court et elle est localisée sur la face externe du genou. Elle est particulièrement reconnaissable à ses conditions d’apparition. Ainsi, par exemple, le footballeur ne souffrira pas du genou pendant un match car, d’une part, ses périodes de course seront courtes et, d’autre part, elles alterneront avec des périodes de marche et des déplacements latéraux. Cependant, le syndrome de l’essuie-glace pourra apparaître lors de ses courses d’échauffement ou d’entraînement. Ensuite, une fois que la personne est au repos, la douleur disparaît. Ces caractéristiques permettent de bien faire la différence avec d’autres douleurs au genou, comme la tendinite de la patte d’oie, par exemple.

Comment survient le syndrome de l’essuie-glace ?

Comme on l’a vu précédemment, la douleur du syndrome de l’essuie-glace se déclare au cours d’une séance de running. Elle est souvent causée par un effort trop important, par exemple, lorsque le sportif reprend la course de manière trop intensive après une période d’arrêt. Elle est fréquente, également, chez les débutants qui s’imposent des objectifs trop importants en matière de durée de course ou de distance. D’autre part, le port de chaussures inadaptées à la morphologie du pied, ou au sport pratiqué, est une des causes susceptibles d’engendrer le syndrome de l’essuie-glace.

Les bons gestes pour soigner le syndrome de l’essuie-glace

Il existe des gestes simples à effectuer pour soulager le syndrome de l’essuie-glace, le premier étant d’arrêter de courir. Certes, ce n’est pas ce qui est le plus facile pour un sportif, mais c’est essentiel pour éliminer la douleur et, surtout, éviter les récidives. Ensuite, il est important de boire suffisamment d’eau. En effet, lorsque vous courez, vos muscles et vos tendons ont besoin de plus d’eau pour fonctionner de façon optimale. Or, la déshydratation augmente le risque de blessures et, également, celui de voir apparaître le syndrome de l’essuie-glace. Vous pouvez aussi traiter la douleur de façon locale, soit en appliquant de la glace sur votre genou, soit en massant la partie douloureuse avec des pommades de type baume du tigre. Vous pouvez également utiliser des cataplasmes d’argile verte, une à trois fois par semaine.

L’ostéopathie pour traiter le syndrome de l’essuie-glace de façon globale

L’approche holistique de l’ostéopathie, en cas de syndrome de l’essuie-glace, est particulièrement conseillée, car l’ostéopathe ne va pas seulement traiter la douleur, mais il va aussi en rechercher les causes indirectes. Bien sûr, dans un premier temps, le praticien va détendre le muscle fascia lata et éliminer les restrictions de mobilité au niveau du genou. Il va ensuite équilibrer la posture globale de son patient, afin de diminuer les contraintes au niveau des hanches. Cela va permettre une répartition homogène de celles-ci pour éviter qu’un côté du corps soit plus sollicité que l’autre durant la course. L’ostéopathe va également vérifier la statique des pieds du patient. S’il le juge utile, il pourra envoyer ce dernier consulter un podologue. En effet, le port de semelles orthopédiques va permettre de mieux stabiliser le pied et donc de diminuer les frottements des tendons au niveau du genou.

Afin d’éviter la survenue du syndrome de l’essuie-glace et, en conséquence, un arrêt de la pratique sportive durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, il est fondamental que le coureur soit à l’écoute de son corps. En prenant conscience de ses limites et en consultant, de façon préventive, son ostéopathe une à deux fois par an, le sportif augmente ses chances de ne jamais connaître la douloureuse expérience du syndrome de l’essuie-glace.

Les conseils donnés dans cet article ne se substituent, en aucun cas, à un diagnostic posé par un médecin ou par tout autre professionnel de santé, ni à un traitement médical.

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